My name is Mach, David Mach

Dénicher

Verbe transitif
1.Enlever du nid des oiseaux, des oeufs, ça on s’en fout
2.Trouver, dégoter, détecter quelque chose, voilà ça on s’en fout moins puisque c’est exactement la raison d’être de ce blog
3. Faire sortir quelqu’un du lieu où il se tient, telle est la définition sur laquelle je voudrais m’appuyer pour vous parler de ce (grand) monsieur, David Mach. Un (grand) artiste que je voulais dénicher (cf définition n°3) de son monde d’artiste pour l’injecter sur ma toile à moi (entendez www.ladenicheuse.com)

Même si David Mach est théoriquement un artiste connu dans le monde entier puisqu’ayant exposé dans le monde entier, dès que j’en parle autour de moi, je fais chou blanc.
Alors pour tous ceux qui sont aussi passés à coté et qui aimeraient bien en savoir plus sans le savoir, voilà le topo.

Si on devait le définir en quelques mots, on le décrirait spontanément comme un artiste de la démesure, résolument contemporain puisqu’il se sert d’objets du quotidien, comme des pneus, des allumettes ou des cartes postales pour en faire de l’art. Son art à lui. De l’art souvent éphémère et monumental (au sens propre comme au figuré d’ailleurs).
 Le « Silver Streak » réalisé à base de cintres
On adore ou on déteste mais dans tous les cas on ne reste pas indifférents.

Même si je ne peux que reconnaître le caractère impressionnant de ce gorille, soyons clair, je ne le mettrais pas dans mon salon.
Par contre, je mettrais bien une de ses oeuvres « cartes postales iconographiques », dont il parlera mieux que moi (extrait d’une interview réalisée par Pierre-Evariste Douaire pour http://www.paris-art.com)

« Parlez-nous de vos collages. David Mach. De mon temps, pour avoir une image correcte sur le poste de télévision, il fallait trifouiller les boutons et l’antenne. Avec les collages je tente de faire la même chose. Je réalise un portrait à partir d’une seule image. J’achète en plusieurs exemplaires une carte postale unique, que je découpe en morceaux. Pour le collage de Johnny je me suis servi d’une carte d’Elvis. C’est à la marge de l’image recomposée que le King devient visible. Au centre de la composition il est impossible de le reconnaître. Johnny et Elvis apparaissent tour à tour au sein de la même image, d’abord au centre et ensuite à la périphérie. Ce va et vient est très important à mes yeux, il incite les gens à regarder. 
Pourquoi utilisez-vous des cartes postales pour vos collages ? David Mach. Une carte postale représentant la Chine joue sur le même principe que le visage de Mao. Dans les deux cas, un pays, un personnage se réduisent à une image. La carte postale parvient à simplifier une complexité. Cette simplification est un moyen de comprendre un pays, une ville, une personnalité. Continuer à utiliser des cartes postales à l’heure d’internet est paradoxal. Nous croulons sous les images, mais elles tirent leur épingle du jeu. Mes premiers collages utilisaient des magazines, je poursuis la même démarche avec ce nouveau matériau. Les collages fonctionnent sur le même principe que les «Iconography» en allumettes. « 

Dans nos vies de communs des mortels, on a tous besoin d’icônes, qui nous font rêver, que nous admirons chacune à sa façon. Elles font parties de notre imaginaire collectif, alors forcément on aime à les voir, les revoir sous toutes leurs coutures et même les exposer comme des trophées au milieu de notre salon. 
Et le plus fort dans tout ça c’est que David Mach se sert de matériaux souvent périssables, en totale contradiction avec le caractère éternel/immortel de nos icônes. Et c’est pour cette raison que ce n’est pas une « Marilyn » ou un « Mao » de plus, c’est une vision unique et décalée dont lui seul a la clé.

Déniché chez Opera Gallery
356 rue Saint Honoré 75001 Paris
Existe aussi à Genève, Hong-Kong, Londres, Venise….
S.L.B

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