Collaboration(S)

Cela faisait un petit moment qu’on n’avait pas causé théâtre ici.
Si Paris est pointée du doigt pour ses embouteillages incessants, ses loyers hors de prix et sa pollution, Paris est aussi magique pour sa culture.
Paris est une vraie mine d’or pour les théâtres, musées, comédies musicales et autres opéras.
Chers « anti-paris », vous ne pouvez que l’admettre.
Bref.
La semaine dernière j’ai eu le plaisir d’être invitée au théâtre.
Au théâtre de la madeleine précisément pour voir « Collaboration », une pièce de Ronald Harwood.

Outre les têtes blanches qui ont rempli ce joli théâtre quand la cloche fut sonnée, nous faisant passer pour des adolescents égarés, nous étions ravis d’être là et impatients d’en savoir plus sur cette collaboration.
Commençons par les comédiens exceptionnels auxquels nous avons eu droit.
Michel Aumont et Didier Sandre pour le duo de choc ainsi que Christiane Cohendy, Stéphanie Pasquet,Patrick Payet, Eric Verdin et Armand Eloi.
De gauche à droite : Christiane Cohendy, Didier Sandre et Michel Aumont
Des comédiens dotés d’un talent si précieux qui méritait d’être souligné.
Certes, je suis loin d’être une critique avertie dans le genre mais là croyez moi, c’est objectif.
D’excellents comédiens au service d’une excellente pièce.
Quoique j’y mettrais un tout petit bémol.
Vraiment tout petit.
Le début de la pièce est assez lent, on a du mal à rentrer dedans avant les 30 premières minutes.
Mais une fois ce passage à vide passé, la pièce est vraiment très réussie. 
Parole de dénicheuse.
C’est bien beau tout ça mais je ne vous ai toujours pas fait le « pitch » (on n’est pas à la télé ici on a le droit de dire pitch, ouf) même si le titre peut aisément vous donner un indice.
Et c’est justement ce que j’aime dans ce titre maintenant que j’ai vu la pièce.
Un titre à double entrée.
Collaboration au sens de la collaboration avec les allemands évidemment.
Et collaboration au sens de la collaboration entre nos deux héros : Richard Strauss et Stefan Zweig.

Une rencontre artistique et même amicale donnant naissance à un opéra allemand en 1935.

Strauss, artiste allemand de renom, proche du régime nazi sans pourtant croire à son idéologie et sans réaliser la tournure des évènements à venir et Zweig, un autrichien juif ayant très vite compris ce que ce c****** de Hitler avait en tête.

Mais vous en dire plus serait un affront.

La seule chose que je pourrais vous dire c’est que cette pièce permet de revisiter ce vaste sujet de la 2ème guerre mondiale au travers d’une histoire touchante entre deux hommes et surtout d’un point de vue artistique.

Voilà, j’en ai fini.
Enfin non, je précise que cette pièce joue jusqu’à fin juin si l’envie vous prend.

Théâtre de la Madeleine
19 rue de Surène 75008 Paris
01 42 65 07 09
S.L.B

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